Live Report

Live Report 2011
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HELLFEST 2011
Clisson - 17, 18 & 19 juin 2011
 
 
Report and all pictures by Xavier « Guzul » Bernard for Noiseweb - http://www.guzul.fr


Retrouvez toutes les photos de ce live-report (et bien d’autres encore) dans un dossier unique, en cliquant sur ce lien :
HELLFEST 2011 – toutes les photos (live et public / ambiance autour du festival)




<Pic by Eric Bagnaro / www.ozirith.com>



Par où commencer ? Je pourrais vous dire que c’était super, que mes esgourdes en ont réclamé encore et encore à mon retour… Vous diriez que c'est trop facile, et je vous comprendrais ! Alors asseyez-vous, servez-vous votre breuvage préféré et allons-y !

C’est en brave chevalier avec pas moins de 28 cartes-mémoire, 8 appareils photos, 2 ramettes de papier A4 et d’un ceinturon rempli de crayons que j’arrive à Clisson.


JOUR 1 - VENDREDI 17 JUIN 2011

Cette première journée démarre sous le signe de la chance et de la bonne humeur !
Dans la chambre d’hôte où j’allais séjourner, j’ai eu la chance de rencontrer Christelle et Arnaud, un couple super sympa avec qui j’allais partager la route vers le Hellfest chaque matin, avec de la bonne zik (merci encore !). Je reviendrai un peu plus tard sur Christelle et Arnaud (aka Will Argunas).

Arrivée sur ZE lieu ! Que dire… moi qui avais assisté au Fury Fest 2005 et qui n’ai vu la progression du HellFest qu’au travers de photos, il faut le vivre pour le croire ! Diantre que l’Enfer est grand !



Dans la longue file d’attente pour récupérer mon pass-photo, on peut entendre KLONE ouvrir le bal. Le temps de récupérer le Saint Graal, Klone a fini sa prestation et j’arrive quelques minutes en avance pour le set de Valient Thorr.

Premières impressions du site ? C’est énoOorme ! Les 2 Main Stages sont séparées par un écran géant sur lequel seront retransmis des plans live/foules grâce à une caméra sur grue (plus les caméras des régies !) Wow !




VALIENT THORR, groupe de Stoner Heavy américain, démarre sur les chapeaux de roue.
Ca sent l’asphalte et la gomme ! Le son est super bon, les festivaliers arrivant en continu, tantôt du Metal Corner, tantôt de la route, s’ajoutent à ceux déjà présents pour profiter de ce son bien chaleureux.
Setlist : Double Crossed, Infinite Lives, Mask Of Sanity, Sleeper Awakes








Je file sous la Terrorizer Tent pour retrouver MY SLEEPING KARMA, quatuor instrumental allemand qui nous propose une fusion entre Metal planant et Indie, le tout surfant sur des airs dignes de David Gilmour et de certains titres de The Gathering. Pour ceux qui auraient oublié leur Ricoré matinal pour se réveiller en douceur, My Sleeping Karma en sera le parfait substitut.
Setlist : Ahimsa, 23 Enigma, Glow 11, Tamas, Hymn 72






Un petit crochet par la MainStage 2 pour retrouver SUICIDE SILENCE avec leur deathcore- hardcore bien nerveux, le tout porté par un chanteur très présent qui a la niaque. C’est efficace, le public répond présent et le pit se transforme rapidement en une véritable tornade de poussière.
Setlist : Wake Up, Unanswered, You Only Live Once, Smoke, Lifted, Fuck Everything, Disengage, No Pity For A Coward






C’est dans la Rock Hard Tent que je me glisse à présent pour rencontrer le Death de MALEVOLENT CREATION. Autant vous dire que l’ambiance est lourde et pesante, comme le ciel qui va d’ailleurs craquer. Le son est massif, le public exulte lorsque l’intro d' "Eve Of The Apocalypse" démarre. Brett Hoffman envoie des vocalises de toute puissance en venant chercher son public au bord de la scène. Comme dirait un collègue toulousain : « puté… ça blaste ! »
Setlist : Slaughterhouse, Blood Brothers, Manic Demise, Infernal Desire, Malevolent Creation






Je passe rapidement sur le set d’ARCHITECTS : un Deathcore teinté emocore qui ne m’a pas plus marqué que ca.
Setlist : Follow The Water, Day In Day Out, Delete,Rewind, Numbers Count For Nothing, Dethroned, The Blues, Learn To Live, Stay Young Forever, Early Grave






Sur la Main Stage 2 joue DWARVES, du punk old school qui a son public d’aficionados que même la pluie n’effrayera pas. Je fais quelques photos, amusé, sans pour autant accrocher à leur set qui a le mérite d’être rodé pour la scène.








Dans la Terrorizer Tent, les petits Suisses de KRUGER nous servent un Postcore-Sludge rudement efficace ! La prestation scénique du groupe nous rappelle en un peu plus ‘calme’ celle de Dillinger Escape Plan. Le chanteur bien cramé effectue de magnifiques sauts depuis l’estrade du batteur, pour atterrir plus bas sur scène à plat ventre, voire même sur la tête (alouette !). Ce grain de folie et ce pétage de plomb, alliés à un set efficace, me vaut une bonne claque ! A revoir !






Sur la Mainstage 1, THE ANSWER nous offre un bon Hard à l’ancienne, celui qui donne à n’importe qui l’envie de headbanger et de taper du pied tout en s’enfilant de grands godets de Jack. Rien d’étonnant à voir un public si éclectique, quand on sait que ces Irlandais ont assuré les 1ères parties d’AC/DC sur leur dernière tournée !
Setlist : Sometimes Your Love , Riverbed , Come Follow Me , Doctor , Evil Man , Guitar Solo , Too Far Away , Under The Sky








Et puis l’heure de retrouver DAGOBA sonne. Notre groupe français que l’on ne présente plus, propose une prestation efficace et carrée. Shawter et son groupe assurent toujours un contact très proche avec le public, même lorsque Franky prend le micro depuis sa batterie. Au menu des festivités : 2 walls of death ainsi que le duo sur le morceau « Wave Of Doom » avec Nelly Wood (gagnante du concours Dagoba).
Setlist : The Nightfall And Its Mistakes, It’s All About Time, Degre Zero, Waves Of Doom, Black Smokers








KRISIUN fait partie de ces groupes qui avec le peu suggère le plus : 3 personnes qui envoient comme 10 ! Je les vois enfin dans de meilleures conditions scéniques ! Leur Brutal Death est toujours une démonstration tant en efficacité qu’en technicité. Un régal pour tous, même La Denrée a délaissé sa soupe aux choux pour venir !
Setlist : Combustion Inferno, Vengeance's Revelation, Dissident Abomination, Hatred Inherit, Bloodcraft, Sentenced Morning, Kings Of Killing






MAXIMUM THE HORMONE, groupe venu du Japon accompagné de leurs comparses de Church Of Misery, fait partie de ces groupes surprenants et survitaminés. Leur cocktail punk hardcore jazzy à la sauce nipponne est plus que détonnant : ça saute et joue dans tous les sens. Ils mettent le feu avec une sacrée énergie, la miss derrière sa batterie a un sacré coffre d’ailleurs !






THE CULT, groupe rock très attendu engage un set avec un gros son, que je découvre en direct live. Malgré le peu que j’ai pu voir et écouter (photos obligent !), j’ai trouvé que le contact envers le public était un peu froid.
Setlist : Rain , Every Man And Woman Is A Star , Electric Ocean , Sweet Soul Sister , Horse Nation , Rise , Lil' Devil , Dirty Little Rockstar , Phoenix , Wild Flower , She Sells Sanctuary , Love Removal Machine










THE EXPLOITED débarque sur scène avec une sacrée énergie. Les tenants du punk british viennent secouer le pit avec un Wattie en pleine forme. Leur prestation est franchement excellente, je ne suis pas fan de punk, mais par rapport à la dernière fois où je les ai vus, ils sont au taquet, les batteries à bloc ! Rien de tel que bon « Beat The Bastards » pour se mettre en jambes !
Setlist : Let's Start A War (Said Maggie One Day), Fightback, UK 82, Chaos Is My Life, Dead Cities, Alternative, Noize Annoys, Troops Of Tomorrow, Never Sell Out, I Believe In Anarchy, Holiday In The Sun, Cop Cars, Beat The Bastards, Porno Slut, Fuck The USA, Punk's Not Dead, Sex And Violence, Was It Me / Army Life








DOWN -----> impossible d’accéder au pit pour les photographier… Il faut dire qu’avec plus de 300 photographes, les places sont chères dans le pit! J'ai donc profité du concert via l’écran géant : un son assez lourd et gras, rien à redire niveau contact avec le public, toujours un petit mot pour Dimebag, des calembours fins et délicats au saindoux par Phil entre chaque morceau… Ne m'en voulez pas mais Down, je n'ai jamais vraiment accroché. Je fais partie des inébranlables fans de PanterA. Je reste donc dans la file d’attente pour… Meshuggah !
Setlist : Lysergik Funeral Procession, The Path, Lifer, New Orleans Is A Dying Whore, Ghosts Along The Mississippi, Temptation's Wings, Hail The Leaf, Pillars Of Eternity, Eyes Of The South, Stone The Crow, Bury Me In Smoke


MESHUGGAH est un des groupes que j’attendais le plus et j’ai pris une sacrée tarte, et bon dieu qu’elle était bonne, j’en ai encore la joue anesthésiée! Il y a cette précision, ce son et ces contretemps de malades qui font la recette Meshuggah. Certains diront que c’est toujours pareil, mais pour moi c’est leur son et ils le distillent très efficacement. Il n’y a qu’à voir le nombre de groupes qui en sont imprégnés aujourd’hui ! J’arrive donc dans le pit sur "Combustion" et Jens Kidman est impressionnant, tant par ses postures ultra crispées / yeux révulsés, que par l’énergie déployée dans le micro. Le son est un véritable mur (les guitares 8 cordes aidant un peu… ) : c’est donc avec plaisir que j’assiste à leur set, mais c’est aussi avec peine que je les quitte sur leur dernier morceau « Future Breed Machine » (à quand la prochaine date ??). Le pit est enragé et déchaîné sur ce morceau de malade mental, il faut bien le reconnaître ! A Meshuggah, je réponds «yabon ! ».
Setlist : Rational Gaze, Pravus, Combustion, Lethargica, Bleed, Perpetual Black Second, Straws Pulled At Random, Future Breed Machine








IGGY AND THE STOOGES, groupe et personnage que je découvre enfin, en tant que simple spectateur cette fois. A 64 ans, avec un simple jean taille basse affichant un début de lune, ce monument musical déploie une sacrée énergie ! Ce qui est certain, c’est qu’il a mouché bon nombre de préjugés et prouvé qu’il méritait bien sa place au Hellfest. Le jeu de scène est assuré en majeure partie par notre caméléon qui s’en donne à cœur joie, sans nous montrer son petit oiseau (maman, promis, ca sera pour une prochaine !). Tantôt sur scène, tantôt dans le pit depuis les crash-barrières, il galvanise et déchaîne le public, au point même que notre homme en fera monter une petite dizaine sur scène à la grande de joie de la sécu.
Setlist : Raw Power, Search And Destroy, Gimme Danger, Shake Appeal, 1970, Fun House, Open Up And Bleed, L.A Blues, Beyond The Law, Penetration, I Got A Right, I Wanna Be Your Dog, No Fun






BELPHEGOR se met en place dans la Rock Hard, au moment où j’arrive. Le groupe démarre avec un show scénique gore, la scène étant finement décorée façon charolaise. Le son n’est pas des meilleurs mais va se régler au fur et à mesure, pile au moment où je vais passer prendre quelques photos (yes !). Helmuth et ses acolytes nous proposent un set ultra efficace, le tout saupoudré de mimiques dégoulinantes…
Setlist : In Blood - Devour This Sanctity, Belphegor - Hell's Ambassador, Angeli Mortis De Profundis, Impaled Upon The Tongue Of Sathan, Stigma Diabolicum, Lucifer Incestus, Rise To Fall And Fall To Rise, Bondage Goat Zombie






Et puis arrive un énorme pavé dans la mare, MORBID ANGEL dont je ne pourrais voir que… 35 secondes de prestation ! Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais la vague de photographes dont je faisais partie a été expédiée quasiment après être arrivée… C’est le jeu ma pauvre Lucette, mais malgré un passage éclair, je peux me rendre compte que ce groupe est taillé dans un Metal indestructible et force un certain respect. Le son est béton et David Vincent en impose sur scène, malgré son énorme moumoute, Trey Azagthoth est d’une justesse impeccable et durant les 35 secondes qui m’ont été offertes, j’ai pu lui arracher 2 photos.
Setlist : Immortal Rites, Fall From Grace, Rapture, Maze Of Torment, Existo Vulgoré, Nevermore, I Am Morbid, Angel Of Desease, Chapel Of Ghouls, Where The Slime Live, God Of Emptiness, World Of Shit (The Promised Land)








ROB ZOMBIE était certainement le groupe le plus attendu au tournant pour cette édition 2011. On ne présente plus ce personnage haut en couleur et en latex, connu tant pour sa musique que pour ses réalisations cinématographiques qui déboîtent et son côté « too much »... Alors, pour une date unique en France et surtout sur un festival comme le Hellfest, sans doute est-ce à ce Rob Zombie que nous nous attendions… Celle du show fantastique américain, sanguinolent et blindé d’effets pyrotechniques qui fait la renommée de Mr Rob ? Eh bien, il en fut tout autrement… : notre équipe a voyagé léger en faisant abstraction de la partie mise en scène qui lui colle à la peau. Le show est sobrement décoré de quelques tentures à l’effigie de King Kong, la créature de Dr Frankenstein, et autres monstres des débuts du cinéma, le tout baigné dans une lumière verdâtre « zombiesque ».
Côté musique et jeu de scène alors ??!! Eh bien … lorsque l’on fait du yaourt pour rattraper des paroles que l’on a oubliées sur certains hits tel que « Superbeast », ça ne passe pas inaperçu pour nos oreilles… Et ce n’est pas la prestation des zikos condamnés à sautiller gentiment sur place qui va relever le niveau, pas plus que le lancer de ballons dans la foule et le défilé de filles légèrement vêtues façon burlesque sur « Living Dead Girl »… Les grands classiques de Hellbilly Deluxe sont repris, sans pour autant exploiter les nouveaux morceaux. Que dire enfin lorsque le show initialement prévu est écourté d’une demi-heure ? Mr Zombie, n’aviez-vous pas révisé pour votre examen de fin d’année ? Un peu de poudre aux yeux et 2, 3 pétards auraient peut-être aidé à faire passer la pilule ? Je repars donc mi-figue mi-raisin… déçu même !
Setlist : What Lurks On Channel X?, Superbeast, Scum Of The Earth, Living Dead Girl, More Human Than Human, Sick Bubble-Gum, Pussy Liquor, Demonoid Phenomenon, Mars Needs Women, Never Gonna Stop (The Red, Red Kroovy), Super-Charger Heaven, Thunder Kiss '65, White Zombie Song, Dragula






THE MELVINS… Un groupe que j’attendais tant pour son influence sur Nirvana, que pour la présence de Buzz’ dans le projet Fantômas de Mike Patton. Ce qui surprend tout d’abord, ce sont ses 2 batteries en plein milieu de la scène dont la précision et la synchronisation fascinent ! Buzz à notre gauche nous fait une véritable démonstration musicale, tant par sa voix particulière que par ses riffs. Ce groupe mythique a bien plus qu’un parterre de fan, puisqu’en arrière plan, nous pouvons voir une partie des Down et d’autres groupes qui comme nous prennent une baffe ! Phil Anselmo, quelque peu bercé par divers breuvages, prête une attention particulière aux moindres parties de batterie qu’il semble connaître ! La preuve en est : il ira prendre les baguettes pour jouer le dernier morceau !! Un show ? Une claque ? Non, c’est une leçon de musique et de fraternité musicale qui nous est offert… Je repars plus que conquis ! Merci, mes espérances ont été dépassées !
Setlist : Hung Bunny, Roman Bird Dog,The Water Glass, Evil New War God, It's Shoved, Anaconda, Queen, Second Coming, Ballad Of Dwight Fry, Sacrifice, Hooch, Honey Bucket, With Teeth, Sweet Willy Rollbar, Revolve, Night Goat.






La fin de cette première journée est arrivée… IN FLAMES que je découvre pour la 1ère fois en live a pour rôle de clôturer celle-ci avec Monster Magnet et Mayhem.
Le jeu scénique d’In Flames est de taille (show pyrotechniques) et le son straight in your face semble remuer difficilement un public un peu lessivé… un poil de lumière aurait été le bienvenu ! Setlist : Cloud Connected, Trigger, Alias, Pinball Map, Delight And Angers, Deliver Us, Only For The Weak, Disconnected, The Mirror's Truth, Where The Dead Ships Dwell, Leeches, Come Clarity, The Quiet Place, Take This Life, My Sweet Shadow




Pas le temps de traîner, je file à la Rock Hard Tent pour voir MAYHEM, groupe dont on m’a tant parlé… Eh bien, leur représentation est décevante, pour ne pas dire pitoyable, il faut bien se l’avouer… La scène est plongée dans une ambiance très pesante : un autel est dressé avec des clous, des candélabres par ci, des chandeliers par là, des crucifix et autres accessoires. Un show pyrotechnique tente même de mettre en valeur certains morceaux, mais rien n’y fait… Le son est brouillon, c’est mou et ennuyeux au possible ! Attila nous distille un yaourt plat, sans consistance, avec un crâne en guise de caisse de résonnance qui restera collé à sa bouche la majeur partie du concert (crâne qui d’ailleurs présente un trou au niveau de la boite crânienne ----> écho à Dead, l’ancien chanteur ?).
Setlist : Ancient Skin, My Death, A Time To Die, View From Nihil, Illuminate Eliminate, Freezing Moon, Crystalized Pain In Deconstruction, Silvester Anfang, Deathcrush, Buried By Time And Dust, De Mysterii Dom Sathanas, Pure Fucking Armageddon






Ainsi se finit donc cette première journée du Hellfest, haute en couleur, riche en son et émotions!


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JOUR 2 - SAMEDI 18 JUIN 2011

Nous voici donc partis pour une nouvelle journée pleine de bons sons, de surprises et… cette fois avec un soleil qui me permettra de ramener dans ma valise un superbe bronzage agricole !
Petit-déjeuner englouti, me voici en route avec Will Argunas (Arnaud) et sa femme Christelle dans leur monospace envahi de bonnes vibes et de Sepultura (Desperate Cry !!!).
Mais qui est WILL ARGUNAS ?? Me suppliez-vous d’une voix chevrotante. Ahaah ! Chose promise, chose due ! Arnaud (aka Will Argunas) est auteur de BD, illustrateur, dessinateur et réalise des sérigraphies. Le hasard faisant bien les choses, certaines personnes sont faites parfois pour se rencontrer. Nous avons pas mal discuté lui et sa femme Christelle de musique, de photos et d’arts malgré nos courts trajets matinaux pour rejoindre le site du Hellfest. (Nous avons gardé contact par la suite).

J’ai donc tout naturellement profité de quelques moments entre 2 groupes pour aller les voir et apprécier le travail de Will Argunas à l’Extreme Market.
On y trouve notamment une série intitulée « Pure Fucking People », représentant la vie des festivaliers et des groupes durant les différentes éditions du Hellfest sous la forme d’artbook, sérigraphies, cartes postales, mais aussi d’autres articles à l’effigie de cette série (sweat à capuches, badges et autres goodies !).
Je vous invite à visiter son SITE http://willargunas.ultra-book.com ainsi que son BLOG http://argunas.blogspot.com pour découvrir un véritable talent, mais également un regard des plus intéressants sur des moments de vie durant le festival.

Christelle et Arnaud, je vous remercie du fond du cœur pour ces supers moments passés ensemble et pour votre gentillesse. A très vite en tout cas, ça sera avec plaisir !


Ce matin, ce sont nos petits Français qui ont pour rôle de réveiller le Hellfest et ses festivaliers !
HEADCHARGER démarre en direct de la Mainstage 1 et le public arrive doucement mais sûrement, attiré par ces notes de Rock’N’Roll Stoner (les excès de la veille auront sans doute retardé et rendu difficile le réveil de certains !). Ca groove, ça réchauffe et ça envoie bien !
Setlist : Up To You, Without A Nation, A Thousand Tides, Do You Think Of Me, Intoxicated, You Wanna Dance You Gotta Pay The Band






C’est ensuite au tour de LYZANXIA, Thrash français, qui envoie depuis la Mainstage 2. La setlist puissante et efficace permet au public de lancer le premier circle-pit de la journée ! What Else ? dirait George. Eh bien, on aurait aimé en écouter plus ! Donc les gars vous avez compris, il va falloir passer nous voir !
Setlist : The Clamp, Wise Counselor, Time Dealer, Path Blade, Under Lie, Separate World






Sous la Terrorizer Tent, c’est au tour d’ARMA GATHAS de nous réveiller avec un Metalcore efficace et massif. Le public est bien réceptif, ça réveille de bon matin !





Et puis, voici la 1ère touche de féminité depuis ce début de Hellfest : CRUCIFIED BARBARA est le genre de groupe qui laisse un sourire béat et intelligent sur chaque visage masculin en masse dans la fosse (y compris le mien, je vous rassure !). Le groupe envoie et assure un Hard Rock efficace mêlé et empreint d’une touche de subtilité et de féminité… C’est samedi, le soleil brille, il fait beau et chaud, hummmm !
Setlist : Losing The Game, Rock'nRoll Bachelor, Heaven Of Hell, Blackened Bones, Sex Action, Midnight Chase, Bad Hangover








NASTY, groupe de Hardcore belge à l’américaine comme on en connaît beaucoup, dont l’originalité ne surprend pas. Cependant, il faut reconnaître que leur set taillé à la hache envoie du bois ! Le public reprend chaque morceau avec hargne et ferveur, le tout orchestré par le chanteur qui balance joyeusement son micro dans la fosse pour faire chanter les aficionados.
Setlist : Kid's World, Fire On The People, Rockets With A Message, Second Life, Chaos, Fuck It, Ice Age, As The Bood Runs Cold, One Voice, Incum






Au détour des 2 Mainstages, je croise le set de WHIPLASH, qui déballe un Thrash Heavy à l’ancienne à fond le taquet. Les morceaux s’enchaînent sans se poser de questions, ce qui en fait un set assez figé il faut se l’avouer. Vous noterez au passage l’esthétique soignée du bouc de notre frontman !




Je passe rapidement sur le set d’ANGEL WITCH avec un Heavy Metal old school, bien fait mais un peu mou scéniquement, pour retrouver Severe Torture sous la RockHard Tent.






SEVERE TORTURE va nous fournir une prestation des plus efficaces ! Le son est excellent, nos 5 gars sont survoltés et nous envoient leurs titres qui déchaînent un pit de folie. Slams et circle-pits vont transformer la Rock Hard Tent en une machine à laver hurlante. Dennis viendra même au raz de la scène vociférer (Ô joie pour les photographes !). Rien à dire, Severe Torture, ca défonce le pédoncule et sur scène, c’est un show de malade !








MEKONG DELTA, groupe de Thrash progressif qui n’a pas les défauts de certains groupes de Prog’, à savoir 15min de solo par instruments ! Le set est assez dynamique et s’enchaîne sur les chapeaux de roue, emmené par un chanteur dynamique arborant un look de pirate (Jack Sparrow style !).
Setlist : Memories Of Tommorow, The Cure, Heartbeat, Sphere Eclipse, The Hurt Of Baba Yaga, Prophecy, The Healer, Transgressor








HAMMERFALL fait partie de ces groupes que je connais de nom et sur lequel je peux enfin mettre des visages et surtout un son… Et quel son ! Moi qui ne suis pas fan de Heavy, ce groupe offre un set de folie devant un parterre de fans réunis en masse. L’avancée de la scène permettra même à Joacim et ses comparses de se rapprocher au maximum de la foule… et des photographes ! Ce groupe m’a donc chauffé les joues, leur Heavy sonne et donne envie de bouger ! Ce qui surprend également, c’est cette simplicité, eux aussi passent un bon moment et ça se sent !
Setlist : Patient Zero, Renegade, Bang Your Head, Last Man Standing, Bloodbound, Hammerfall, One More Time, Hearts On Fire, Let The Hammer Fall








UFO, un groupe de "vieux de la vieille" qui a son public. Un son à l’ancienne rappelant les 70’s, 80’s. Phil Moog le chanteur n’est plus tout jeune et cela se sent pendant le set. Une petite dédicace aux vagues de photographes dont je fais partie me fait sourire : « Oh ! Other photographers are coming ! I hope they will have one of my dick ! ». Vinnie Moore et Barry Sparks, respectivement à la guitare et à la basse, sont les 2 piliers de ce show qu’ils dynamisent à eux seuls. Tantôt en duo, tantôt en solo guitare/basse derrière la tête (à l’ancienne, avé lé tripes !), ils comblent les faiblesses vocales de Phil qui ne semble quand même pas en grande forme.
Setlist : Hell Driver, Only You Can Rock Me, Venus, Too Hot To Handle, Lights Out, The Gypsy, Rock Bottom, Doctor Doctor








MUNICIPAL WASTE : mon compagnon de route JC y voue un culte particulier et me les a faits écouter durant notre trajet Lyon – Clisson. Pour être franc avec vous, ce fut la mandale de la journée : le Hellfest est à point, le public rassemblé en masse explose littéralement lorsque notre combo américain démarre son set de fou furieux. Les titres sont des bastos de 3.47, ça envoie du parpaing ! Il pleut des gens dans le public, c’est la fête à la saucisse ! Entre walls of death, slams, circle-pits et pogos, la sécu est un poil débordée ! Des festivaliers slamment avec des bouées, un lapin crétin géant par ci, des jeunes filles légèrement vêtues par là !! Tony Foresta nous cuisine un public maison, et les festivaliers le lui rendent au centuple. Rien n'est à jeter, le set envoie un son impeccable et est d’une agressivité parfaite! Les zikos sont partout, Ryan et Phil posent devant un pit de photographes qui se démène autant que le public pour suivre ce rythme effréné ! JC, si tu me lis, je te remercie et je te bise le front !
Setlist : Terror Shark, Headbanger Face Rip, Divine Blasphemer, Beer Pressure, The Thrashin' Of The Christ, Wolves Of Chernobyl, Drunk As Shit, Sweet Attack, Wrong Answer, Sadistic Magician, Black Prez, I Want To Kill The President, Unleash The Bastards, The Art Of Partying, Born To Party








THIN LIZZY, groupe que je n’ai pas pu photographier malheureusement (la file s’est arrêtée juste devant moooi !! ouiiin, pourquooooooiii monde crueeel ??)
C’est le groupe qui, je pense, rassemble le plus de générations : on voit des familles entières avec des bouts de chou à crête ! Du bon Hard Rock à l’ancienne, qui au fur et à mesure des morceaux,nous rappellent que bon nombre de groupes ont repris leurs titres ! Le chanteur sex-symbol tatoué fera vibrer le cœur de bien de festivalières, notamment lorsqu’il entonne « Whiskey In A Jar » !
Setlist : Are You Ready, Waiting For An Alibi, Jailbreak, Don't Believe A Word, Whiskey In The Jar, Emerald, Cowboy Song, The Boys Are Back In Town, Rosalie (Bob Seger Cover), Rosin Dubh (Black Rose)






COMEBACK KIDS, Hardcore à la New York style qui décape monstrueusement, les zikos envoient le pâté et déchaînent un public qui dégringole en masse dans les bras de la sécurité. Le set est une pure déculottée ! Une surprise qui m’a chauffé les 2 joues ! Le public, dont certains slammers tomberont sur l’avant de la scène, enchaîne des circle-pits de furieux!
Setlist : False Idols Fall, Do Yourself A Favor, All In A Year, Broadcasting, Talk Is Cheap, Die Tonight, Because Of All The Things You Say, Changing Face, G.M. Vincent & I, Step Ahead, Pull Back The Reins, Partners In Crime, The Trouble I Love, Wake The Dead, Final Goodbye








On passe rapidement sur TIME OF GRACE, groupe pour lequel il ne faut pas avoir oublié son slim et de mouiller sa mèche d’ado emocoreux en manque de sensations fortes (oui, je sais, il en faut pour tous les goûts, mais après ComeBack Kids, c’est un peu comme de la bière sans alcool, et sans bulles)…






Et puis l’heure d’une autre baffe vient de sonner, celle de BLACK LABEL SOCIETY... BLS quoi !!! Voilà un parpaing que j’attendais ! Zaak Wylde et ses rapières noires et blanches, la muraille d’ampli Marshall, puis cette voix si particulière et chaleureuse en font un monstre de scène ! Le groupe en impose, le son est énorme, un Zaak tout en puissance, qui ravira un public qui n’en loupe pas une miette. Phénoménal ! Mes cages à miel sont ravies, mes capteurs d’appareil photo aussi ! Grosse saveur !
Setlist : Crazy Horse, Funeral Bell, Bleed For Me, Overlord, Parade Of The Dead, Fire It Up, Zakk Wilde Solo, Godspeed Hell Bound, Suicide Messiah, Concrete Jungle, Stillborn










TERROR. Qui ne connaît pas ce pur groupe de Hardcore ? Vous ? OK, suivez-moi et préparez votre protège-dents, nous voici de retour dans la Terrorizer et autant vous dire qu’après le passage de ComeBack Kid, le public est sacrément allumé (et alcoolisé aussi) ! Le set est un pur bulldozer, nos 5 ricains furibards vont nous prouver qu’ils en ont en-dessous de la ceinture en déchaînant la foule à coup de circle-pits et titres de folies ("Out Of My Face" par exemple !!). Certains festivaliers grimperont sur les piliers de maintien de la tente, à la grande joie de notre chanteur qui encouragera davantage de personnes à le faire ! Une fessée maison (et sans enlever le caleçon, croyez-moi !).
Setlist : Stick Tight, One With The Underdogs, Never Alone, Betrayer, You're Caught, Push It Away, Out Of My Face, Always The Hardway, Your Enemies Are Mine, Hell & Back, Spit My Rage, Overcome, Keep Your Mouth Shut, Keepers Of The Faith








Me voici tant bien que mal dans le public de SCORPIONS, et autant vous dire que les places sont chères ! Et dire que 16 ans en arrière, j’achetais 2 de leurs galettes (Love At First Sting et Blackout) ! Les moyens mis en place sur scène sont considérables, un écran géant LED en fond, un plan feu de folie pour des lumières et un son top of the pops !
Certains les connaissent et les suivent depuis plusieurs dates, moi je les découvre pour la première fois en live. Ce qui me surprend tout de suite, c’est ce côté un peu timide de Klaus au chant, qui semble galérer et du coup économise sa voix. Le souci semble se régler quelques morceaux plus tard (l’organe n’était peut-être pas assez chaud ?). Rudolf nous fournit un jeu de scène comme j’ai pu voir sur pas mal de reports ou de vidéos de concerts, à savoir des petits jumps et des grands sourires Ultra Brite made by Signal +. Malgré tout, quelque chose manque et ça sonne un peu creux. Il y a des titres que l’on connaît, d’autres que l’on reconnaît mais le show manque d’âme. Il faut dire que sur une tournée d’adieu initialement prévue sur un an, et qui en arrive à 3, il doit être difficile de garder une forme olympique tous les jours ! Pas plus convaincu, je décide gentiment d’aller faire un saut dans la Terrorizer tent pour voir Converge.
Set List : Sting In The Tail, Make It Real, Bad Boys Running Wild, The Zoo, Coast To Coast, Loving You Sunday Morning, The Best Is Yet To Come, Holiday, Raised On Rock, Tease Me Please Me, Dynamite, Kottak Attack, Blackout, Six String Sting, Big City Nights, Still Loving You, Rock You Like A Hurricane










Alors forcément quand on passe d’un extrême à un autre, CONVERGE, ça réveille et ça botte le derche ! Ce charmant groupe que mes grands-parents adoreraient inviter lors de leur brunch va tout simplement déraciner le public qui blinde la Terrorizer. Un photographe dans le pit me glisse une phrase cultissime des Visiteurs : « C’est des malaades, c’est des malaades ! ». En effet… force est de constater que notre vocaliste Jacob Bannon n’a pas besoin de prendre de boisson énergisante. Sa hargne, son agressivité et sa férocité arrivent presque à me faire douter dans mes cadrages, surtout quand il est en bord de scène… Vais-je me prendre un taquet dans les dents ? Je ne suis pas le seul à le penser car l’homme a libéré la bête qui sommeille en lui ! Un fauve se déplaçant en meute, Kurt Ballou à la guitare et ses comparses ne nous ménagent pas et assènent un set de folie, alliant une vitesse d’exécution et une maîtrise qui nous cloue sur place. Ouais… Converge c’est de la bonne et j’en reprends quand vous voulez !
Setlist : Concubine, Dark Horse, Heartache, Hellbound, Lonewolves, Runaway, Bitter And Then Some, The High Cost Of Playing God, Reap What You Sow, Cutter, Worms Will Feed/Rats Will Feast, On My Shield, Axe To Fall, Wishing Well, Damages, First Light, Eagles Become Vultures, The Broken Vow, Last Light.






Avant la fin du set de Converge, je file grappiller un truc à boire et à manger (et oui, votre bonhomme a ses faiblesses aussi ! et il ira même faire un tour aux toilettes sèches, qui ont quelque peu ramassé certes…).
Me voici donc à la queue- leu-leu sans Bézu pour Coroner. La Mainstage 2 est en cours de préparation et Scorpions joue toujours, j’en profite à nouveau pour tendre une oreille et entendre le mythique « Rock You Like A Hurricane ».

Et puis arrive un moment, que beaucoup attendaient. Scorpions vient de finir son set en l’écourtant de 10 minutes environ. Sur l’écran géant retentit un discours de l’Assemblée Nationale.
Ce discours est celui de PATRICK ROY député qui soutenait le Hellfest, « For Those About To Rock (We Salute You) » d’AC/DC accompagne un feu d’artifice à sa mémoire avec diaporama de photos sur lesquelles il apparaît avec des festivaliers de l’édition précédente.
"We Salute You Patrick Roy" apparaît sur l’écran géant, accompagné également d’un autre salut pour Ronnie James Dio, Peter Steele (Type O Negative) et Eric Ledroit (chef sécurité du Hellfest).
C’est ça la famille du Metal… un moment particulièrement émouvant, apprécié de tous, Français, Hongrois, Allemand, noir ou blanc, on s’en fout, on se serre les coudes !






CORONER est le groupe avec lequel je vais terminer cette 2ème journée de festival, les lombaires commencent à couiner un peu et les pieds à se trainer mais ce n’est pas grave, le fond de ressources est suffisant ! Coroner s’est donc reformé spécialement pour le Hellfest, cette nouvelle a provoqué l’effet d’une bombe, allons-y ! Alors concrètement, Coroner, je ne connais pas musicalement (honte à moi, bouuuaaaah, oui je sais ! mais j’ai réparé la boulette !). Comment dire ? Pour un groupe qui apparemment a splitté il y a presque 15 ans, leur son est ultra actuel ! C’est mortellement technique et ça envoie sérieusement.
Il n’y a pas un gros jeu de scène, cela s’apparenterait même à un cours de Thrash, un cours où chacun en prend pour son grade et en redemande ! Ce groupe me fait penser à Krisiun, car à trois, ils envoient comme s’ils étaient une armée ! Comment croire que ce groupe n’a pas produit davantage et s’est arrêté ? Ils sont d’une justesse à toute épreuve ! Ron Royce rugit dans son micro et c’est grave bon ! Le gratteux Tommy T Baron enquille des riffs et des solos sans en mettre un à coté. En arrière plan, le batteur (Marquis Marky) tatane derrière ses fûts, ça sonne et ça claque ! Classe ! Je suis conquis ! Ce qui est plaisant, c’est d’entendre distinctement chaque instrument parfaitement ! Un claviériste sur le côté assure la partie samples et ambiances de certains morceaux.
Will, crois-moi, fatigué ou pas, je suis resté scotché ! En espérant que cette date en amènera d’autres, il est évident que j’y retournerai !
Set List : Golden Cashmere Sleeper - Part 1,Internal Conflicts, Masked Jackal, Status: Still Thinking, Metamorphosis, D.O.A., Semtex, Revolution, Divine Step (Conspectu Mortis), No Need To Be Human, Grin, Reborn Through Hate






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JOUR 3 - DIMANCHE 19 JUIN 2011

Pour démarrer cette journée, AUDREY HORNE sera l’ingrédient parfait ! Groupe norvégiens aux influences punk rock - heavy, c’est passe-partout, bien fait et ça sonne tranquillou ! Un réveil en douceur donc, surtout que j’avais la tête dans le seau jusqu’à la nuque en ce début de matinée (non messieurs dames, j’étais d’une sobriété irréprochable!). Le chanteur est très présent et pose devant nous avec aisance (merci monsieur, pour ces clichés sympas !). Le public n’est pas nombreux mais les accueille chaleureusement.








Histoire de me réveiller complètement, je m’invite sous la Rock Hard pour assister au concert d’IMPUREZA, groupe de Death teinté de flamenco. Une originalité qui fait l’identité du groupe, un peu comme le son d’Orphaned Land. Passages de flamenco à l’acoustique entremêlés de riff bien death. Le groupe mériterait d’être plus présent auprès du public, cela gagnerait en show scénique et en chaleur, il n’y a que le chanteur qui fait des rondes sur la scène.








Au pas de course, je file et rentre de justesse dans le pit pour revoir ZUUL FX. Notre groupe français de Néo-Metalcore que l’on ne présente plus, est au festival ce que les olives sont à l’apéro : indispensable pour bien démarrer. Un set carré et efficace, avec un bon show auprès du public.
Setlist : The Maze, Here Is Pure Hatred, Beat The Crap Out, The Torture Never Stops, Behind The Light, L8u








Et puis une petite envie de finesse et de légèreté m’emmène sur le set de LAST DAYS OF HUMANITY, du bon Grind qui tâche, avec du bon Growl hhuuuuuu. Alors, quand un chanteur de Grind rajoute une pédale pitch pour descendre de plusieurs octaves sa voix, croyez-moi si vous le voulez, c’est un peu comme si vous remplaciez votre huile de truffe dans une salade par de l’huile moteur… J’avais un peu de mal à ouvrir les yeux ce matin-là, du fait d'un long périple de 8 km à pied pour regagner ma chambre la veille… Le café n’ayant pas réussi à me réveiller, ce fut Last Days Of Humanity qui y parvint ! Ça, c’est bon !
Setlist : uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuhh






Sur la Mainstage 2, je retrouve TURISAS, groupe de Pagan Folk Metal, composé de six Finlandais peinturlurés en rouge et noir façon warpaint (nan, nan, ce n’est pas un tribute à Jeanne Mas). Sincèrement, je ne suis pas un addict de ce style, mais ce groupe a un côté festif qui donne envie de s’enquiller des litrons de chouchen et autre cidre tout en agrippant fraternellement son voisin, pour reprendre en beuglant ses refrains entraînants !
Setlist : To Holmgard And Beyond, Take The Day!, The Great Escape, Battle Metal








Puis vient le tour de nos 4 Français (et potes de Will) de S.U.P (SPHERICAL UNIT PROVIDED) qui nous délivrent un Metal un peu hybride sur la Mainstage 1. Un Metal alliant un Death old school et un son frisant parfois l’Indus, le tout emmené par une voix claire et caverneuse. Beaucoup m’en ont parlé comme un groupe excellent, mais je reste sur ma faim. Le show est très statique, alors que la Mainstage est quand même suffisamment large pour que les zikos s’y déplacent. Le son est assez redondant et manque de puissance, il n’y a pas de surprise pour ma part…
Setlist : March Of The Neovocyts, Deliverance, Bangs In My Head, Pain Injection, Ex-Animo, 4TX.31B, The Cube






Et puis arrive un groupe de Thrash Prog à l’ancienne qui envoie du steack ! Il s’agit d’ATHEIST. Le charismatique Kelly Schaefer assure une super interaction avec le public qui en redemande. Leur son est un mélange de Thrash efficace, avec un côté free jazz (jeu basse / batterie) et de progressif pour ce qui est de la vélocité.
Setlist : Unquestionable Presence, On They Slay, Second To Sun, Mineral, Live And Live Again, Retribution, Mother Man, Piece Of Time








THE OCEAN, groupe de Sludge post-Hardcore, que j’attendais aussi avec impatience !
Perso, je ne connaissais que le 1er album de ce groupe et le line up a changé entre temps. Il faut dire qu’ils étaient une tripotée de zikos sur ce projet ! Dès les 1ères notes, je suis conquis, leur son me rappelle un mix entre Neurosis et Will Haven. Un fond animé avec diverses formes et textures accompagnera l’ambiance qu’impose le groupe. Le nouveau chanteur Loïc ne tient pas en place, et slamme à plusieurs reprises dans un pit en folie. Il ira même se poster sur une baffle pour taper un jump direct dans la foule 3 mètres plus bas ! Il sera suivi plus tard par le guitariste qui malgré un jack un peu court, ira ramasser sur scène sa tête d’ampli (R.I.P). Le show est béton, carré et sans faille. Merci pour la baffe !
Setlist : Intro (Shamayim), Firmament, Anthropocentric, Swallow By The Earth, The Grand Inquisitor I : Karamazov Baseness, Orosirian (For The Great Blue Cold Now Reigns), The Origin Of Species






Si comme moi, vous avez toujours rêvé de courir nu, toison au vent au milieu des Fjords, alors suivez-moi ! Non ? Ce n’est pas grave, venez quand même ! Nous voici donc sous la Rock Hard Tent… ARKONA, groupe russe de Pagan Folk Death Metal va nous emmener au milieu de la toundra pour festoyer et nous réchauffer ! Sortez vos peaux de loups, on y va (non, non, madame, je plaisantais, je ne vais pas me déshabiller !). Le Pagan est un style que je ne connaissais pas du tout, et après le show de Turisas, j’avoue que celui d’Arkona est tout aussi sympa ! Le folklore russe se déchaîne techniquement et musicalement sur scène et dans le public. Masha alterne entre une voix fluette d’une parfaite justesse et une voix emprunte de Death ! Chapeau, Madame ! Le set qui défile à toute blinde est accompagné d’instruments issus du folklore russe (flutes et autres instruments à vent). Un groupe qui assure et en surprendra beaucoup sur son passage ! A revoir avec plaisir !
Setlist : Unquestionnable Presence, On They Slay, Second To Sun, Mineral, Live And Live Again, Retribution, Mother Man, Piece Of Time






Par pur hasard, je me retrouve sur le set d’ORPHANED LAND. Je les vois pour la 2ème fois en me disant « allez gars, faut pas rester sur un premier avis ! » leur prestation précédente m’ayant déçu. Ce groupe israélien distille un Folk Metal Progressif pioché avec délicatesse dans les terres de Judée. Les consonances orientales mêlées aux paroles et à leur prestation scénique ont un effet très particulier : c’est apaisant, calme et puissant à la fois. Leur son est beaucoup plus en place. Il en devient même charismatique. Ils ont cette aisance scénique qui fait tomber bon nombre de barrières, en faisant découvrir une culture orientale à un par terre de Métalleux réunis en masse. Certains reprocheront le manque de pêche, mais leur style est unique et c’est ce qui fait le son d’Orphaned Land. Bon nombre de groupes orientaux sont à découvrir et peu d’entre eux sont mis en avant sur la scène Metal. Je pense que c’est à la fois un tir à rectifier, et une bastos de plus à adresser aux détracteurs du Hellfest et du Metal en général. C’est ça aussi la famille Metal, il n’y a pas de frontières (« du grand canyon au Yémen, mais la peau est là même ») !
Setlist : In Thy Neverending Way (Epilogue), The Kiss Of Babylon (The Sins), Birth Of The Three (The Unification), Olat Ha'tamid, Sapari, Ocean Land (The Revelation), Thee By The Father I Pray, Norra El Norra (Entering The Ark), Ornaments Of Gold








DUFF MAC KAGAN’S LOADED… C’est typiquement le genre de musique que l’on est censé mettre à fond, fenêtre ouverte et pied au plancher pour tracer n’importe où en voiture ! (ouais, c’est pas très prudent, mais c’est vachement bien !). Seulement, sur scène, le son n’est pas au rendez-vous. Je ne suis pas un grand fan des Guns’ mais quand même, je me dis qu’avoir un des fondateurs du groupe avec Axl Rose au bout de l’objectif, ce n’est pas rien ! Les quelques morceaux que j’écoute m’entraînent au début mais semblent se répéter, sans pour autant dégager le truc qui fait que l’on accroche. J’irai donc finir la fin du concert dans le carré VIP avec une bonne bière bien fraîche ! Il faut se ressourcer car le gratin est sur le point d’arriver !...
Setlist : Executioner's Song, We Win, Dead Skin, Dark Days, Seattlehead, Sick, Follow Me To Hell, Your Name, Lords Of Abbadon, Attitude (Misfits Cover), It's So Easy (Guns N' Roses)








Le Brésil arrive en force sur la Mainstage 1 avec CAVALERA CONSPIRACY, l’un des groupes phares de la journée réunissant les 2 frangins sur scène !! Pour être honnête, je ne connais pas du tout, et ce un peu par choix : j’ai en effet lâché la Cavalera story après le 2ème opus de Soulfly et je suis resté sur la même idée après plusieurs concerts. Depuis la fin de Sepultura, Max a eu les groupes qu’on lui connaît et à chaque concert, on a droit à la même sérénade. Un mix de Sepultura, Nailbomb et du groupe qu’il défend sur scène. Je vais peut-être jouer l’enfant gâté qui crache dans la soupe, mais Cavalera Conspiracy dispose quand même de 2 albums, d’une identité sonore et scénique. Je ne suis pas contre le fait de faire une reprise, mais c’est à se demander s’il n'y a pas une certaine crainte de couper le cordon ? Une peur de prendre des risques et d’assumer une seule identité musicale? Que reste-t-il alors à Sepultura ?
Pour moi, la mayonnaise ne prend pas malgré un son qui dépote et le jeu hyper pêchu de Marc Rizzo. En revanche, côté frontman, ben Max ne se casse plus le tronc à jouer. Il suit ou accompagne à la guitare (où est ce leader que j’avais découvert sur une VHS lors du mythique concert de Sepultura à Barcelone ?), même vocalement je le trouve plat, sur le déclin par rapport à d’autres dates avec Soulfly (peut-être son embonpoint pour ne pas dire son empâtement ?).
Max fait partie de ces icônes qui véhiculent bien plus qu’une musique. Alors, pour me consoler, je regarde un public en furie qui enchaîne circle-pit sur circle-pit, en me disant que peut-être une prochaine fois, ça sera mieux, plus convaincant… bien que pour moi, la Cavalera Story soit finie…
Setlist : Warlord, Inflikted, Sanctuary, Terrorize, Refuse/Resist (Sepultura), Territory (Sepultura), The Doom Of All Fires, Killing Inside, Blunt Force Trauma, Ultra-Violent, Black Ark, Cockroaches (Nailbomb), Roots Bloody Roots (Sepultura)








Le temps d’un morceau sous la Terrorizer, je découvre les Suédois de GRAND MAGUS. Même si ce n’est pas mon époque, ça sonne, c’est carré et le chanteur effectue une pure performance vocale.
Setlist : Kingslayer, Like The Oar Strikes The Water, Silver Into Steel, I, The Jury, Hammer Of The North, Ravens Guide Our Way, The Shadow Knows, Iron Will






Les dernières heures filent comme du sable entre les doigts, nous voici en place pour MR BIG que je vais également découvrir ce soir. Le son est excellent, et le plan feu les met superbement en valeur. Ce groupe a un charisme et une vraie prestance sur scène. Le son est un Hard Rock’n Roll pêchu qui a le don de retourner et de mettre le feu dans le pit ! Ça groove sévère, le set est calé pour du live et c’est réussi ! Franchement, un autre groupe à revoir (ça commence à en faire !!). Et puis, il y a cet objet culte : la perceuse à médiators que Pierre Bellemare même n’aurait pas réussi à présenter. Paul Gilbert et Billy Sheehan sont des monstres en technicité ! Rien à redire, leur chanteur (Eric Martin) assure un set de folie !
Setlist : Dady, Brother, Lover, Little Boy (The Electric Drill Song), Green-Tinted Sixties Mind, Undertow, American Beauty, Alive And Kickin', Road To Ruin, Shy Boy, Around The World, Take A Walk, Bass Solo, Guitar Solo, Colorado Bulldog, Price You Gotta Pay, Addicted To That Rush, Baba O'riley








Et puis, c’est au tour de DORO d’envahir la Mainstage 2, juste avant le set de Judas Priest.
C’est un Hard Rock à l’ancienne, défendu par une Dame à la chevelure et à la voix de feu. Une chanteuse toute souriante, heureuse de partager ce moment avec le public… et nous aussi. Le son est pêchu, et notre frontgirl a une voix chaude, puissante et juste, qui ne faiblira pas de tout le set. La formation qui l’accompagne envoie également un show impec’ dans les clous.
Comme je ne suis pas un grand connaisseur de Doro et encore moins de Warlock, je ne peux que découvrir ce son qui vient des années 80. Son set est majoritairement basé sur des reprises de son groupe Warlock qu’elle défend avec brio, passion et charme. Charme auquel beaucoup de personnes de la gente masculines adhèrent. Sa tenue sexy me rappelle celles que l’on trouvait dans la BD Metal Hurlant (l’image de Doro en fond de scène aussi d’ailleurs !). Doro scande régulièrement la foule par les traditionnelles « Hey, hey, hey, hey ! », « Yeah ! » et autres refrains.
Un fan de Stifler (cf American Pie) conquis, brandira une pancarte affichant « Doro = Milf Power ». Ce qui aura le mérite de faire rire et sourire beaucoup de gens surtout lorsqu’elle passera sur l’écran géant.
Le show touche à sa fin et c’est avec difficulté que notre chanteuse quitte la scène, revenant saluer la foule de multiples fois… Ce qui aura le don d’énerver certains fans de Judas Priest impatients (Eh, les gars ?? La galanterie, vous connaissez, nan ? Didiou !).
Setlist : Intro, Earthshaker Rock (Warlock), I Rule The Ruins (Warlock), Burning The Witches (Warlock), Running From The Devil, Night Of The Warlock, Metal Racer (Warlock), Für Immer, True As Steel (Warlock), Hellbound (Warlock), Burn It Up, All We Are








C’est l’heure du plat de résistance, les 2 Mainstages débordent de monde côté public pour voir l’un des plus gros piliers de ce Hellfest 2011 : JUDAS PRIEST !
On a pu voir la scène être installée petit à petit, comme pour Rob Zombie, et contrairement à notre Living Dead Boy, les moyens mis en place sont énormes ! Tout d’abord, la scène est masquée par un rideau affichant « Epitaph ». La scène arbore ferraille, structures, écran LCD, grosses chaînes en fer, effets pyrotechniques et une Harley débarquera sur « Hellbent For Leather ». La foule est surchauffée et à bloc et hurle « Priest ! » pendant que l’heure fatidique approche… Tomber de rideau ! Le show démarre avec tous nos zikos sur scène, le maître de cérémonie arrivant en dernier pour clore impérialement cette entrée. Rob Halford arpente lourdement et lentement la scène tel un quadripode de L’Empire contre-attaque… Fatigue ou jeu de scène ? Ses tenues mi-cuir mi-metal doivent peut-être jouer niveau poids, tout comme cette tournée d’adieu… Rien à dire concernant sa voix, même si pour pouvoir puiser au fond de ses tripes, il doit souvent se plier en deux (60 ans le monsieur, respect quand même !).
Sur scène, l’équipe est rafraîchie par Richie Faulkner qui remplace KK Downing à la guitare. Ses jeux de scène et de guitare sont ultra dynamiques et pêchus. Il s’en donne à cœur joie sur le devant de la scène avec Glenn Tipton, tandis que Ian Hill reste un poil plus en retrait vers la batterie de Scott Travis.
Setlist : Rapid Fire, Metal Gods, Starbreaker, Victim Of Changes, Never Satisfied, Prophecy, Night Crawler, Beyond The Realms Of Death, Blood Red Skies, The Green Manalishi, Breaking The Law, Painkiller, Hell Bent For Leather, You've Got Another Thing Comin'












Il faut bien se l’avouer la fin de cette édition 2011 approche à grand pas, snif, snif !
Je m’emploie donc à capter un maximum des derniers groupes, avant de passer sur la dernière grosse tête d’affiche de ce festival.

Je me retrouve sur la Mainstage 2 pour THERION, groupe de Metal symphonique suédois dont la prestation m'a paru insipide, caricaturale pour ne pas dire ridicule… L’éclairage très bien choisi plonge la scène dans une ambiance théâtrale. Seulement, les musiciens sont déguisés mi-gothiques, mi-pirates des Caraïbes. Leur son est assommant et plat. Le public ne réagit quasiment pas… J’ai du mal à rentrer dedans, c’est lourdingue et ennuyeux au possible pour ne pas dire carrément chiant. Les vocalises de Tori et Katarina n’y pourront rien, ni même cette danseuse orientale qui pourtant est envoûtante. Je quitte donc le pit photographe avant que l’on m’invite à en sortir…
Setlist : The Blood Of Kingu, Cults Of The Shadow, The Rise Of Sodom And Gomorrah, Hellequin, Abraxas, Ginnungagap (The Black Hole) , Kali Yuga, Pt. III, To Mega Therion, Summer Night City (ABBA Cover)






Je file direct vers la Mainstage 1, histoire d’être bien placé dans la foule pour voir le grand et cultissime OZZY OSBOURNE ! J’avoue avoir une appréhension sur la prouesse scénique du personnage. Je ne sais pas si vous aviez déjà regardé la sitcom The Osbournes ? Nan ? Bon, je ne vous cache pas que vous n’avez rien raté. Mais dans cette série « vis ma vie en direct », Ozzy apparaissait terriblement faiblard avec une voix chevrotante, passant ses journées à bouffer burritos sur burritos…
Dès son arrivée, Ozzy apparaît en pleine forme, le public l’accueille comme il se doit en tant que dieu et pilier fondateur du Metal ! Durant tout son set, Ozzy affichera une forme et une voix impeccables (dont Rob devrait peut-être demander le secret). Ce qu’il y a de comique et qui me rabat le caquet par rapport à mes a priori précédents, c’est son dynamisme, sa bonne humeur. Notre homme aux 63 printemps court et s’amuse sur scène tel un gosse le jour de son anniversaire. Entre faire chanter le public et l’arroser à coup de bière ou de canon à mousse, celui-ci nous offre un set excellent ! Certes, le poids des années et des excès le rappellent parfois à l’ordre, mais on peut difficilement lui en tenir rigueur, il est là pour faire le show et se faire plaisir.
J’attendais quelques titres en particulier qui ont été défendus avec brio, tel que « Bark At The Moon », « Paranoid », « Iron Man ». La partie solo guitare/batterie enfoncera un clou de plus à ce spectacle que notre Madman et sa team ont assuré avec succès. Bravo Monsieur Ozzy !
Setlist : I Don't Know, Suicide Solution, Mr. Crowley, Bark At The Moon, War Pigs, Road To Nowhere, Shot In The Dark, Rat Salad , Iron Man, Fairies Wear Boots, I Don't Want To Change The World, Crazy Train, Mama, I'm Coming Home, Paranoid










Je profite que le show d’Ozzy occupe une bonne partie du public et des photographes pour me glisser sous la Rock Hard pour DARK TRANQUILLITY. C’est une autre baffe de quelques minutes que je vais prendre, avant d’aller clôturer cette édition 2011 avec Opeth. Le son déboîte et Mickael Stanne effectue un show remarquable, en venant régulièrement sur le bord de scène pour ce public qu'il fait participer au maximum. Je ne les avais jamais vus en concert, leur prestation est nickel et en osmose avec le public. A revoir, et surtout à découvrir plus en profondeur pour moi !!
Setlist : At The Point Of Ignition, The Fatalist, The Lesser Faith, Misery's Crown, Monochromatic Stains, Iridium, Focus Shift, Dream Oblivion, Lost To Apathy, Therein, Final Resistance, Terminus (Where Death Is Most Alive)






Voici venu le dernier instant, qui ne sera malheureusement pas partagé par tous les festivaliers, certains cars et Métalleux devant reprendre la route plus tôt. Je ne connais que l’album Damnation d’OPETH, est-ce un mal ou un élément qui va me faire défaut ce soir pour apprécier ce dernier show ? Je pense que le choix de placer ce groupe en dernier aura eu sur moi un effet de pétard mouillé. Leur concert est statique pour ne pas dire figé, à l’opposé de Dark Tranquility dont la qualité du show m’a peut être anesthésié. La scène est blindée de fumée, et je n’arrive pas à trouver LE point d’accroche qui me permettrait de planer tout comme ce public massif. Pourtant tout y est, le son est bon, techniquement ça joue et il y a cette ambiance propre à Opeth, néanmoins rien n’y fait. Le facteur fatigue joue également, alors plutôt que déblatérer tout et n’importe quoi, je vais simplement finir là-dessus et laisser les photos parler pour moi.
Setlist : The Grand Conjuration, Face Of Melinda, The Lotus Eater, In My Time Of Need, Master's Apprentices, The Drapery Falls, Hex Omega






Un dernier tour sur le carré VIP pour serrer 2, 3 pinces aux copains, dire au revoir aux nouvelles connaissances… Me voici en train de quitter ce lieu avec JC de Skox et Allison sous le regard souriant de Patrick Roy et Eric Ledroit.


CONCLUSION

Ce Hellfest 2011 était tout simplement excellent ! J’arrive un peu comme Doc dans Retour Vers Le Futur, 6 ans après un Fury Fest 2005 qui m’avait retourné en tant que spectateur à l’époque.
J’ai pu découvrir et apprécier des groupes dont je ne connaissais que le nom ou que je n’avais pus qu’écouter en CD.
Un merci à Ben Barbaud et toute son équipe pour nous avoir livré 3 jours de folie, de diversité musicale, avec une super programmation, une organisation top, ainsi qu’un accueil et un encadrement chaleureux !
Un merci à tous les festivaliers, et notamment à une petite troupe de potes qui se connaissent depuis leur enfance, et qui ont lié cette amitié via un tattoo commun.

Une pensée spéciale pour une personne envers qui j’ai trinqué (la maman de Will, inhumée le vendredi même du festival, dans le Nord) et un très grand merci du fond du cœur à toi, Will, pour m’avoir permis de te remplacer au pied levé suite à ces circonstances douloureuses et ainsi d’avoir pu participer, couvrir et découvrir ce Hellfest 2011. J’espère te l’avoir fait partager du mieux que j’ai pu au travers de ces mots et photos !

Un grand merci à NoiseWeb de m’avoir permis de couvrir ce Hellfest en tant que photographe et reporter de choc, ce fût un réel plaisir ! Merci pour votre lecture !!


PS de Will : Bravo à Xav’ pour ses superbes clichés et pour ce report bien vivant et un grand merci à Roger Weissier de Base Productions pour l'obtention initiale du Pass photos et pour avoir accepté ce changement de dernière minute !
 
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